Deux familles, deux façons de travailler
Le vinyle et le fibrociment occupent la majorité des façades résidentielles au Québec, pour des raisons opposées. Le premier est léger, peu coûteux et rapide à poser. Le second est lourd, stable, se peint et résiste au feu. Ils ne se posent pas de la même manière et ne pardonnent pas les mêmes erreurs.
Le vinyle et le mouvement
Un déclin de vinyle s'allonge et se rétracte de façon visible entre janvier et juillet. Il est conçu pour flotter : cloué au centre de la fente, tête de clou laissée à un millimètre du support, jeu ménagé aux extrémités dans les moulures de départ et d'angle. Un panneau bloqué gondole, et le gondolement ne se rattrape pas.
L'aluminium et l'acier
Le déclin métallique tient la couleur plus longtemps et ne se déforme pas à la chaleur, mais il marque au choc et les coupes doivent être propres. En commercial, les panneaux verticaux à joint debout demandent un support parfaitement dans l'axe : le moindre défaut de plan se lit sur toute la hauteur.
Le fibrociment
Il se coupe à la lame diamantée, avec captation de poussière, et se fixe selon un espacement précis. Il se pose bout à bout sur bande d'appui, ou à recouvrement selon le profilé. Son avantage réel est qu'il se peint : la couleur se change dans vingt ans sans toucher au parement.
Choisir selon le bâtiment
Exposition au soleil, hauteur des murs, budget, entretien accepté et apparence recherchée. Chacun de ces matériaux est le bon choix quelque part, et le mauvais ailleurs.